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Les Habitats rares

Les Sources pétrifiantes

Plusieurs sources pétrifiantes sont répertoriées sur le site dont "la cascade de Saint Chély du Tarn" (conf. photographie).

Ces sources ou tufière sont un site formées par une roche appelée tuf calcaire et qui peut être exploitée, souvent comme pierre de construction. C'est en fait une source qui occasionne ces concrétions calcaires, ce qui lui donne un aspect insolite. Ces concrétions sont parfois en forme d'escaliers géants, occasionnant une succession de cascades plus ou moins hautes. Elles peuvent aussi prendre des formes les plus diverses . Ce phénomène naturel peut mener à des paysages impressionnants.

 

L'eau qui jaillit, a, au préalable, circulé dans une nappe souterraine dans une roche calcaire. Cette eau est donc très chargée en calcaire, mais également en CO2, dissous. Sous les actions combinées des algues, de l'agitation et d'autres facteurs physico-chimiques, le calcaire (carbonate de calcium) précipite. Le plus souvent, cela emprisonne des débris de végétaux, dont l'empreinte sera conservée, éventuellement pour des millions d'années.

Ce milieu atypique abrite un cortège de "mousses" spécifiques et très rares.

 

Le Pin de Salzmann (Pinus nigra subsp. Salzmannii)


Il tient son nom du botaniste et médecin allemand, Philipp Salzmann, qui l’a identifié au début du 19e siècle.

Cousin proche du pin noir européen, le pin de Salzmann n’existe, au plan national, que dans de rares sites du sud de la France, en quasi-totalité en Languedoc Roussillon. Les forêts de pin de Salzmann occupent de petites surfaces et constituent un habitat d'une très grande valeur patrimoniale.

Peu exigent en eau et en nutriment, il peut coloniser les stations les plus arides. Il résiste également aux parasites tels que la processionnaire du pin. Ces qualités d'adaptation aux milieux méditerranéens et plus particulièrement sa résistance à la sécheresse sont particulièrement intéressantes notamment dans l'éventualité de changements climatiques.

Le pin de Salzmann est localisé au sein de plusieurs étages de végétation, dans des ensembles écologiques divers. Il occupe souvent des stations primaires, dans des pentes très rocailleuses, voire dans des falaises. Il peut également s’implanter dans des stations semi-naturelles ou secondaires, c’est-à-dire liées aux interventions humaines.

L’hybridation constatée avec les différents pins introduits à grande échelle, notamment dans les Causses (pin noir d’Autriche), menace à terme la pérennité génétique du pin de Salzmann . Depuis la fin du XIXe siècle, malgré sa rusticité, il a très peu fait l’objet d’utilisation sylvicole. Ces peuplements sont souvent résiduels, ayant fréquemment souffert des incendies et du surpâturage.

D’une grande valeur écologique, les pineraies de pin de Salzmann représentent un enjeu européen majeur et bénéficient du statut d’habitat d’intérêt communautaire prioritaire. Au niveau de la région Languedoc Roussillon il a été identifié comme l'habitat ayant la plus grande valeur patrimoniale de la région.

Les modes de gestion des fiches "Habitat prioritaire" concernant les peuplements de pin de Salzmann recommandent une élimination des pins noirs introduits et progressivement, de tous les pins "jeunes" à proximité car probablement hybridés.